L'ultime révérence...

C'était en juin 1997. Je regardais ce si beau Central baigné de soleil au travers de l'écran de ma télé. Du haut de mes 11 ans, je l'ai vu soulever la Coupe des Mousquetaires. Ce grand bouclé à la tenue jaune et bleu, arborant un sourire radieux.
Gustavo Kuerten remporte son premier Roland Garros.
Et je me prends de passion pour le tennis.

3 ans plus tard, en 2000, pour son deuxième titre, il portera un t-shirt où on pourra lire "I <3 Roland Garros".
1 an plus tard, en 2001, pour son troisième titre, il tracera un grand coeur au milieu du Chatrier et s'allongera dedans.

Aujourd'hui, le 25 mai 2008, c'est le même Guga qui entre sur le court. Sous un tollé d'applaudissements. Une atmosphère toute emprunte d'émotion.
Il n'y a pas de doute, le plus Français des Brésiliens est ici chez lui.
Un match logiquement remporté par notre Alsaciens de Paulo, avec de très beaux échanges, une jolie dynamique, un magnifique sportif...

Si j'ai pleuré avec Guga pendant son ultime discours, c'est parce qu'il représente précisément tout ce qui fait que j'aime le tennis. Jamais en onze années d'amour acharné pour la discipline, je n'ai rencontré un homme si talentueux, humble, drôle, beau et fair play...

C'est une légende qui se retire aujourd'hui et cette histoire d'amour qui s'est tissée entre Gustavo et son public reste la plus belle des victoires à Roland Garros.

Guga, il est au-delà du sport... obregado campeão !

« Roland Garros, c'est ma vie, ma passion, mon amour »
L'ultime révérence...

# Posté le dimanche 25 mai 2008 12:21

Modifié le mardi 26 août 2008 12:01

Le mariage de mon meilleur ami...

Il s'est avancé vers nous en sortant de la mairie. Impeccable dans son uniforme de pompier. On s'était juré de ne pas pleurer. Il a suffi qu'il nous ouvre ses bras en nous remerciant d'être venues pour que les larmes ne s'affolent. Il est allé la rejoindre. Et elle est apparue. Sublime dans sa longue robe blanche. Maquillée, coiffée, apprêtée comme une princesse.
Charlotte et Sébastien.
Le mariage de mon meilleur ami...

On ne parle pas d'amour, on le vit.
De tous les mots que j'ai déposés ici, je ne saurai trouver ceux qui pourraient décrire cette évidence.
Ce sont ses sanglots à lui, quand il lui a fait part de ses v½ux, penché sur une feuille de papier froissée ; sa détermination à elle, quand elle lui a dit « OUI » au fond des yeux ; mon émotion à moi quand ils se sont échangés leurs alliances ; leur bonheur à tous les deux, quand ils ont ouvert la danse, enlacés au milieu de toutes ces paires d'yeux rivées sur chacun de leurs mouvements. Seuls au monde...

Ce moment ne nous appartient plus, c'est le leur pour toujours. Je ne saurais donc m'épancher plus longuement.
On ne parle pas d'amour, on le vit.

Je suis si fière de ce que tu es devenu Seb, si heureuse de ce qui s'ouvre à vous deux.
Envers et contre tous les « même si », je vous souhaite...l'éternité !
Le mariage de mon meilleur ami...

# Posté le dimanche 18 mai 2008 05:52

Modifié le mardi 26 août 2008 12:01

On ze road again...

En mai fais ce qu'il te plaît...pas besoin de nous le dire deux fois, le long week-end de cinq jours que je viens de passer était l'occasion rêvée pour fêter la pendaison de crémaillère de Nénesse, fraîchement installée à St-Avold (du côté de Metz pour les incultes).
Un prétexte parfait pour que le Keketband reprenne la route... « on ze road agaiiiin » !
Samedi donc, mes jumelles préférées et moi-même partons pour le Bitcherland, à Enchenberg (si si ce nom existe), où Nenesse prépare le festin de la soirée. Le trajet se passe à merveille et sans encombre (c'est assez rare pour des Kekets de notre espèce pour que je le précise !) sous un soleil radieux et une chaleur estivale. Les paysages sont magnifiques ; ces couleurs vert tendre et jaune colza, les vaches, les éoliennes et le beau temps nous comblent de bonne humeur.
Au moment où nous nous égosillons toutes les trois sur le merveilleux Happy Ending de Mika (de qui d'autre...) en pleine rase campagne, je me dis que sûrement, c'est à ça que tient le bonheur et à cet instant précis, il n'y a aucun autre endroit sur Terre où je préférerais être...

14h, accueil en fanfare de Nenesse que nous aidons aussitôt à charger tout ce dont nous aurons besoin pour la chouille prévue. Et c'est peu dire que nous avons réalisé un véritable déménagement : des chaises, une table, de la vaisselle, et de la nourriture à n'en plus finir...nous ne serons pourtant que dix, mais notre hôte a prévu de quoi rassasier toute une armée pendant une semaine...
Une fois le 4x4 bourré comme un ½uf, nous nous prélassons un instant dans le jardin où nous attrapons notre premier embryon de début de bronzage de l'année. Et on en profite pour offrir notre cadeau à Nenesse : la Keketflower ! Oui, voyez-vous nous cherchions une plante pour notre potesse mais quand notre regard s'est posé sur une magnifique fleur blanche à la forme suggestive (« connotation phallique » dixit Agnès ! lol), nous l'adoptons immédiatement comme nouvelle mascotte de notre Keketband ! C'est pas forcément très raffiné, mais bon sang qu'est-ce qu'on s'est marrées !!!
Vers 15h, remises de nos émotions, on se met en route pour Saint-Avold où se déroulera la fête.

Une heure plus tard nous arrivons dans une charmante résidence de briques rouges, bordée de verdure et fermée par un portail majestueux. « Je vous préviens c'est sans prétention » qu'elle nous avait dit...
On entre alors dans un ravissant deux pièces, tout neuf et très bien agencé. A peine le temps de s'extasier que nous devons décharger les voitures.
Cinquante allers-retours plus tard, on n'a plus qu'à faire de la place pour caser dix personnes au milieu du salon.
A 19h, tout est prêt et je dois bien avouer que nous avons géré la situation d'une main de maître. Une petite retouche maquillage et les invités arrivent déjà.
Je ne mentionnerai pas le moment où Nikou, Agnès et moi avons décidé de nous planquer dans la salle de bain pendant que l'autre Agnès allait chercher les premiers arrivants, histoire de leur faire une blague. Sauf qu'au bout de dix minutes plongées dans le noir entre la baignoire et les WC sans dire un mot de peur d'être repérées, la ruse nous paraît nettement moins pertinente. Et c'est finalement sagement assises sur le canapé que nous accueillons Nadège et Nicolas... (ben quoi, on est des Kekets et puis c'est tout hein !)

Quand tout le monde est là, on s'installe pour entamer un apéro pantagruélique à grand renfort de chips, tomates, noix de cajou, cake salé, chipster, ET Knacki Ball (forcément, comment s'en passer pour des Kekets comme nous ?! Ok je me tais...lol)
La boisson coule à flot, un peu trop vite pour moi d'ailleurs, hips, je vais finir le repas à l'eau hein...
Les conversations, même si pas toujours très évoluées, vont bon train et les fous- rire sont de mise autour d'une succulente pierrade.
C'est au moment du dessert que tout bascule. Nous aurions pu éviter de prendre chacun cinq kilos si Nenesse n'avait pas dégainé les meilleures glaces au chocolat et fraises de la Terre (et faites maison s'il vous plaît. On ne plaisante pas avec une diététicienne!) S'en sont suivis des gâteux de toute splendeur qui ont achevé de mettre tout le monde d'accord.

A 4h du matin, la soirée touche à sa fin et nous nous endormons le ventre et le c½ur plein de bonnes choses !
Dimanche, après un petit déjeuner dans la lignée directe du festin de la veille, nous rangeons l'appartement pour la millième fois et repartons vers Enchenberg pour tout décharger une dernière fois et reprendre une dernière part de tarte à la framboise (raaaaah j'en salive rien que de l'écrire) avant de quitter notre Bitcherland's girl pour retrouver l'Alsace.

Sur le chemin, le soleil est toujours aussi présent, à notre plus grand plaisir puisque les routes s'étendent en un flot quasi-ininterrompu de motards. Comment ça et alors ? M'enfin, toute fille qui se respecte admet qu'un homme tout de cuir vêtu et chevauchant un bolide dans moult grondements de moteur fait monter en flèche son potentiel séduction. Et l'avantage c'est qu'on peut imaginer tout ce qu'on veut quant à ce qui se trouve sous le casque (c'est d'ailleurs sûrement préférable de ne pas savoir ce qui s'y cache...histoire de conserver le mythe). Bref c'est dans une surexcitation palpable (audible ???) que nous nous laissons doubler avec délectation par ces affolés du guidon...

Vous l'aurez compris, ce week-end était emprunt de cette impression de temps suspendu, ce petit goût de bonheur insolant, cette touche d'amitié sincère...

Merci Nenesse pour ce beau souvenir, je suis ravie d'avoir côtoyé la petite troupe de Bitcherlander qui gravite autour de toi quand nous sommes un peu trop loin... « les amis de mes amis... »

Et Nikou, la prochaine pendaison de crémaillère elle est pour toi, alors attention, la barre est haute ! (je décoooonne, quand le Keketband est réuni, tout est déjà parfait !)

Euh...Agnès, après Nikou c'est ton tour de pendre la crémaillère (et ouais on s'arrête plus sur une si bonne lancée)...j'ose même pas imaginer la pression !!! lol ;)

Bref, en gros, une fois de plus « je kiiiiife » et vivement la prochaine « Ganz Crazy Party » ! ;)

# Posté le mercredi 14 mai 2008 06:43

Modifié le mardi 26 août 2008 12:02

Escapade...

Les vacances, par principe, je ne crache jamais dessus. Encore moins quand je pars à l'étranger pour m'imprégner d'une autre culture et de nouveaux horizons.
Jeudi dernier donc, c'est avec un plaisir non dissimulé que je me suis envolée pour la ville que l'on dit l'une des plus belles au monde : Prague.
J'emmène avec moi ma maman et ma mini cousine (à moins que ce ne soient elles qui m'aient emmené...) et nous décollons vers la République Tchèque.

1h10 plus tard, nous arrivons en pays étranger. A partir de cet instant, je me mets en mode international, ma mère ne parlant qu'un anglais trèèèèèèès approximatif et ma cousine n'apprenant encore que l'allemand...et non, le Tchèque ne fait pas partie de ma multitude de compétences, désolée ! ;)

Après avoir déposé nos affaires à l'hôtel, nous partons à l'assaut de la ville. Il fait un temps magnifique et la bonne humeur est de mise. Nous arrivons sur la place Wenceslas qui n'est pour ainsi dire pas extraordinaire...enfilade de grands magasins et de Macdo. Des trams d'un autre temps croisent notre chemin et nous errons entre les ruelles quand nous tombons sur la place de la vieille ville. Pas moins de trois églises, une statue monumentale au centre de la place, une horloge astronomique et des maisons aux façades surprenantes de minutie. Nous en sommes là de notre étonnement, quand j'avise une foule amassée devant la tour de l'horloge. J'ose un « oh y'a des gens là-bas, il doit se passer quelque chose... ». Maman se retourne, répond « tiens oui », commence à se diriger vers le lieu d'intrigue quand soudain elle sursaute et s'écrie « aaaah mais ouiiiii il est 20h, l'horloge se met en route !!! », et se met à courir frénétiquement. Evidemment nous arrivons au dernier coup de cloche. Et la déception de ma maman me fait rire ; parfois elle n'a pas beaucoup plus de 10 ans (jeunesse éternelle quand tu nous tiens !).
Toutes ces émotions ça creuse, et nous nous installons dans un restaurant conceptuellement très sympathique. Appelé « Luis Armstrong », il se trouve dans un caveau où le mot d'ordre est le jazz. De la musique au piano accroché au plafond (si si), rien ne manque à recréer une ambiance calfeutrée.
Et puis nous sommes dans le pays des plus gros consommateurs de bière au monde, donc pas d'autre choix que de se mettre aux couleurs locales en goûtant à la fameuse Pilsner Urquell. J'initie ma cousine aux joies de l'alcool (avec modération toujours !^^) et la soirée se termine dans l'allégresse et les fous rires quand nous tentons de déchiffrer les noms des rues (sont fous ces tchèques, leurs mots ils ont que des consonnes !).

Vendredi, levées à l'aube pour une longue journée touristique sous un soleil radieux. A 9h30 nous rejoignons la place de la veille où nous assistons cette fois au spectacle de l'horloge. 45 secondes à voir défiler les apôtres pendant qu'un squelette sonne les carillons, et achevé par le cri d'u coq qui ne ressemble à rien. Ce fût plutôt comique !
Après avoir visité toutes les basiliques et églises du quartier, on s'aperçoit vite que cette ville est d'une richesse rare. Un décor de théâtre, une atmosphère presque surréaliste pas loin des contes de Walt Disney...
A mon grand désarroi nous ne nous arrêtons pas au musée des « sex machines » qui me semblait pourtant fort intéressant...la prochaine fois je viendrai sans mineure qui me demande « y'a quoi dans le musée des sex machines Anne ? et « censuré » ça veut dire quoi ? hein, dis dis dis ! ». Charmante enfant...
A midi, nous faisons connaissance de la guide qui nous baladera pour l'après-midi. Elle s'appelle Liba, elle a de la moustache, et il faut se concentrer pour comprendre son Français. Mais elle nous apprend moult faits historiques qui viennent éclairer nos lanternes. Ainsi, nous passons devant la maison natale de Franz Kafka (célèbre écrivain que vous connaissez tous je suis sûre...), le théâtre où Mozart donna la Première de son Don Giovanni (oui, Don Juan), la tour de la poudrière qui est le dernier vestige des remparts de la ville, le quartier Juif avec ses cinq synagogues et son cimetière où des centaines de milliers de pierres tombales se chevauchent dans un bordel impressionnant, et bien sûr le magnifique Pont Charles qui fait la renommée de Prague. De l'autre côté de la Vltava (le fleuve...autrement appelé Moldau...parce que bonjour pour dire Vltava sans se tromper...), nous passons devant le restaurant gastronomique où Johnny Depp et Robbie Williams ont pour habitude de séjourner (oui mesdemoiselles, vous comprendrez mon émoi devant un tel endroit ! lol), et nous nous arrêtons devant un mur coloré tagué en hommage à John Lennon dont la statue nous jauge.
Et puis nous terminons la visite guidée par une énième basilique. Il est 15h et nous sommes tout simplement épuisées.

Après avoir quitté Liba, nous nous posons gentiment à une terrasse où un repas frugal est le bienvenu. J'ai les pieds dans un état pitoyable et ma démarche est proche de celle du pingouin quand nous reprenons notre balade une heure plus tard.
En admirant les murs d'une très belle synagogue, assises sur une marche et les traits tirés, nous voyons un gugus s'approcher de nous et nous dire dans un sourire « ça fatigue le tourisme hein ? ». Maman, un peu à côté de ses pompes il faut l'avouer, avise le monsieur et lui rétorque « please ? ». L'autre : « ah vous ne parlez pas Français ? », et maman « ah mais si complètement ». c'est pour ça que je l'aime ma mère ; tellement fatiguée qu'elle n'est plus capable de reconnaître sa propre langue natale. Lol
Une bonne centaine de kilomètres plus tard, il est déjà 19h et nous prenons place dans un salon luxueux où nous assistons à un concert classique. Prague étant une ville de musique, nous nous devions d'élargir notre visite à un spectacle auditif.
Que les choses soient claires, je ne suis pas vraiment férue de musique classique, mais j'ai beaucoup aimé cet intermède. Les musiciens et leur prodigieuse harmonie ont réussi à me faire frissonner. Et en plus je connaissais presque toutes les mélodies : Mozart, Bach, Vivaldi...autant de grands noms qui continuent d'exister par les notes qu'ils ont écrites il y a des siècles.
En sortant cependant, tout le monde s'accorde pour dire que nous n'avons plus une once de courage à crapahuter encore à droite à gauche et la seule chose dont nous rêvons est notre lit. Direction l'hôtel donc, après une journée bien remplie...

Samedi, c'est sous un véritable déluge que nous nous réveillons. Damned. Mais nous toujours aventurières même si courbaturées de partout, on reprend la route sous la pluie. C'est alors que maman sort son parapluie. Rouge. Avec le drapeau suisse. Re damned ! lol
Mais force m'est de constater qu'il nous est de grande utilité... « hop Suisse » il paraît. ;)
Le programme du jour : grimper sur la colline où siège le château pour en visiter les alentours. Détour par une basilique d'abord où nous découvrons une bibliothèque gigantesque ressemblant trait pour trait à celle de « La Belle et la Bête » (Disney toujours...toute mon enfance !).
La vue de là-haut serait somptueuse si le temps n'était pas aussi triste. Il pleut si fort que nous nous dépêchons de nous mettre à l'abri au château. Un portail imposant avec des colosses surplombant les éternels gardes imperturbables (en uniforme bien sûr...Nenesse, petite pensée pour toi ! héhé).
Le site est tellement grand que nous peinons à nous y retrouver sur le plan qui nous a été donné. Une cathédrale impérieuse du sommet de laquelle Prague s'étend, une « ruelle d'or » où de ravissantes petites maisons colorées s'enchaînent, un donjon aux restes d'instruments de torture et que sais-je encore. Il y a tant de choses à voir que nous y passons la journée.
Nous regagnons finalement le centre-ville à pieds (toujours sous la pluie, et par conséquent toujours sous notre parapluie), prenons une pause bien méritée dans un très joli petit bar et réfléchissons au restau que nous voulons tester deux heures plus tard.
Nous arrêtons notre choix sur le « U Modré Kachnicky » (le Canard Bleu...faut le savoir hein) et nous avons bien fait. Les plats tchèques sont délicieux et nous nous enivrons d'une ultime bière pour cette dernière soirée en terre de Bohème.

Dimanche matin, il est déjà temps de retourner à l'aéroport...Ce court séjour a été une jolie parenthèse à mes vacances et Prague restera effectivement pour moi, l'une des plus belles villes au monde...

Escapade...

# Posté le mardi 22 avril 2008 07:35

Modifié le mardi 26 août 2008 12:02

Justin Nozuka...

Quel est encore ce nom à faire pâlir un quidam me direz-vous, et quelles élucubrations romanesques ai-je encore trouvé à vous faire partager (subir ?)...
Et bien figurez-vous que Justin (« Djeustine »... ou « Justain » pour les vrais français...peut importe la langue, le prénom est ridicule) est un chanteur ! Si ! Un vrai ! Avec une vraie voix renversante et un groupe de musiciens qui maîtrisent leurs instruments...
Comment ça, vous ne connaissez pas ? Ok, quand ma super copine Efapienne Aurélie m'a parlé de lui la première fois (si si, même à l'EFAP on peut se faire des supers copines...c'est assez fou pour être précisé), j'ai répondu dans une grimace un « kiceceluilà ? ». Et ce n'est que lorsqu'elle m'a présenté le clip du gus sur Youtube que je me suis exlamée « ah mais ouiiii ». Entre nous, s'il avait un patronyme mémorisable, peut-être qu'il frapperait mieux son c½ur de cible (et ben quoi, il a jamais fait de marketing le Justin ?).
Toujours est-il que, séduite par le single, Aurélie, son chéri Benjamin et moi, prenons nos billets pour son concert Lyonnais.

Mardi dernier donc, je retrouve le petit couple, direction le « marché gare ». Dans quel monde pensait-on qu'appeler une salle de spectacle de la sorte puisse être vendeur ???
A 19h30 cependant, nous nous rendons à l'adresse indiquée, craignant d'être en retard. Que nenni, on n'est pas au Parc des Princes pour un Robbie Williams, à 19h45, les portes ne toujours pas ouvertes et on patiente gentiment avec une cinquantaine de gens. C'est la première fois que je vais voir un type dont je ne connais qu'une chanson et dont la tête m'est étrangère. La première fois aussi que j'entre dans une salle ridiculement minuscule où 150 personnes s'entassent péniblement. Subitement je comprends mieux le « complet » affiché à l'entrée...
On a beau être vers le fond, nous ne sommes qu'à dix mètres de la scène. Evidemment, le seul géant de l'assemblée s'installe pile devant Aurélie...

20h15, un type blond ébouriffé vient s'asseoir sur scène et débute sa première partie. Il est Français, il s'appelle Nawo, il est tout seul et se lance dans une démonstration de musique expérimentale surprenante. Je n'aurai vu de son anatomie que quelques mèches de cheveux, mais le son qui s'est évadé de sa guitare, de son violon et de sa voix, je l'aurai magnifiquement entendu. Impressionnant. Vraiment.

Mais à 21h, il laisse la place à celui pour qui nous nous sommes déplacés. Justin Nozuka débarque là, d'un pas lent mais assuré. Un petit bonhomme de 18 ans (18 ans !!!!) au visage teinté d'un doux mélange asiatico canadien, un bandeau dans les cheveux, guitare à la main.
Stupéfaction, son batteur à l'air si jeune qu'on ne lui donne pas plus de 12 ans (ok...16), mais dès que la musique commence, c'est la maturité de leur talent qui nous bouscule.
Ces mélodies que je découvre m'enchantent, cette voix qui emplit la salle me transperce, la transe dans laquelle se plonge le groupe me fascine.
Jamais, je n'avais encore assisté à un concert où la foule est venue pour vraiment écouter. Rien qu'écouter. Pas de bras levés, pas de cris de pouffes en chaleur, pas de pseudos chanteuses couvrant les notes de leur idole. Non. Juste le silence et l'écoute. Quand la note finale de chaque morceau s'évanouit par contre, c'est un franc tollé d'applaudissements, et ça, visiblement, ça chamboule le chanteur qui se confond en remerciements.

Quand les musiciens se retirent en backstage laissant Justin Nozuka seul sur scène dans une lumière blafarde, on se demande si c'est déjà la fin.
Mais non. Le petit bonhomme se recule de son micro et se met à chanter à capella. Un accord de guitare de temps en temps. Rien de plus. Une chanson pour sa maman. C'est tellement prenant, tellement beau, tellement envoûtant que les frissons parcourent la salle, chacun retient son souffle, suspendu aux notes du prodige.
Puis une ovation interminable salue la performance. L'espace d'un instant, on se serait cru dans sa chambre, autour d'un feu de camp, sur le tapis d'un salon, tout à côté de lui...comme si sa chanson était un secret qu'il nous offrait en cadeau. Rien que pour nous.
Maman, tu peux être fière de ton fils ! ;)

Les musiciens reviennent, l'ambiance se réchauffe, la fin du concert est là. Mais le public en redemande. Bis. Adieux. Mais le public en redemande. Ben, re bis alors !
Il a, je crois été profondément ravi de l'accueil que nous lui avons réservé. C'est sans doute ce qui le pousse à nous proposer de le rencontrer à la sortie pour discuter un peu avec lui...pas besoin de me le dire deux fois !

Effectivement, dix minutes plus tard, s'avance le petit génie au milieu d'une foule conquise. Arrive notre tour, nous réclamons des autographes de tous les membres du groupe. Puis Aurélie et moi profitons de la proximité avec un VIP pour immortaliser le moment. On pose, le beau gosse entre nous deux. Photo !
Sourires, clin d'½il, « you were absolutely amaizing, really ! », « merci beaucoup, see you bientôt! », et nous cédons la place aux suivants.

Et voilà. Je me dois de remercier profondément ma super copine Aurélie, grâce à toi poulette, et comme si il n'y en avait pas déjà assez, me voici fan d'un nouveau phénomène... ;)
Et Justin, si tu me lis (ah ah on y croit), saches que je suis « Just-in love with your music ! »
Justin Nozuka...

# Posté le dimanche 20 avril 2008 16:29

Modifié le mardi 26 août 2008 12:02