La musique au grand air...

Je suis une amie de la nature. C'est un fait. J'aime les grands espaces et le vent qui vous revigore les poumons. J'aime beaucoup moins la pluie et la boue par contre. Ainsi que rester 7h debout sur un sol plein de trous. Ah oui, mais j'aime la musique par-dessous tout. Alors au diable l'inconfort quand il s'agit de Christophe Maé. Oui, ENCORE lui. Je sais je vous saoule avec lui et à vrai dire j'en arrive presque à me saouler moi-même.
Mais voilà il y a quelques jours une collègue de tennis de Nikou lui a demandé si elle ne voulait pas l'accompagner au festival Décibulles, voir le chanteur suscité...eh, vous nous connaissez, nous et nos grands c½urs, on n'a pas osé dire non. Parfois le sacrifice a du bon...

Hier donc, notre petit trio prend la route, direction Neuve-Eglise (pas loin de St-Dié des Vosges...je parie que ça ne vous parle pas beaucoup plus.lol), notre principale angoisse résidant dans le ciel gris (noir ?) menaçant qui surplombe nos têtes...un festival sous des trombes d'eau, curieusement, ça ne nous botte que moyennement.
C'est grâce à la fiabilité déroutante du GPS de Laëtitia que nous arrivons dans le coin le plus perdu de France. Des gentils jeunes hommes (ou pas) nous font nous garer dans un pré, non sans difficulté (attention au bas de caisse surtout, attention !!!^^) et nous nous dirigeons vers le lieu des festivités.
Et c'est peu dire qu'il faut le mériter. Une côte énooooooooooorme (j'exagère un chouilla. Mais un chouilla seulement.) à gravir avant d'accéder à la scène située en plein champs, au milieu des collines Vosgiennes (d'où mon délire champêtre du début). Le chemin est tout d'herbe parsemé, et comme de juste, à la deuxième foulée, je manque de me fouler la cheville dans un trou. Heureusement (où malheureusement c'est selon), un gus de la sécurité se précipite sur moi en hurlant « oulaaaaaa attentionnnnn mademoiseeeeeeeeeelle » comme si je venais de choir dans un ravin de 10 mètres...ça va calmez-vous, je gère, c'était qu'un bébé trou !

Nikou quant à elle, grannnde invalide en cette journée pour cause de contracture à la cuisse et de bobo à l'épaule (on ne rigole pas avec les contractures de cuisse !), peine dans l'ascension du « sommet ». C'est après dix bonnes et cruellement longues minutes que s'offre à nos yeux épuisés, le site où se déroulera notre soirée. Il est 18h30, cinq artistes sont prévus jusqu'à deux heures du matin, Christophe Maé étant programmé à 22h30. Il n'y a presque personne d'amassé devant la scène où un jeune homme mal à l'aise surnommé « T. » tente de galvaniser les foules de sa musique, pourtant sympathique. Seules les pré-ados en manque de moins de 15 ans attendant l'ex Monsieur Roi Soleil s'agrippent ferme à leur premier rang. Dieu que ce spectacle est affligeant !
Pour la peine, nous allons nous restaurer un brin avant de débuter notre sitting (ou notre « standing » plutôt).
Alors que T. nous murmure d'un ton gêné, presque en s'excusant « merci de m'avoir écouté, vous savez si vous voulez, enfin peut-être, vous pouvez acheter mon album là-bas »...ah ben ouais mon grand y'a pas plus vendeur que ça !

La demi-heure qui suit se passe sous la pluie battante. Super. Heureusement que nous avions prévu le parapluie. Et sachez que c'est un atout séduction non négligeable par intempéries. En une fraction de seconde, quatre garçons se sont collés à moi telles les abeilles sur le miel pour être au sec. Je zappe le fait qu'il n'ont guerre plus de 14 ans et qu'ils m'ont presque éjectée de mon propre parapluie...
Une fille avec qui nous avions presque sympathisé nous demande pour qui nous sommes là, ce à quoi je réponds « je l'avoue, c'est pour Christophe Maé ». Elle : « ah ouais quand même ». Moi : « personne n'est parfait hein ». Elle, sur un ton frôlant l'insolence (et la bêtise) : « oui enfin là c'est quand même un très très gros défaut »...sans commentaire. Je me garderai bien de toute réflexion, je me contenterai de l'apercevoir applaudir et danser sur les mélodies de Christophe, plus tard dans la soirée...
Ceci étant dit, l'averse s'arrête juste avant que n'entre en scène le prochain groupe : Cocoon.

Je me DOIS de leur consacrer au moins un paragraphe, tant ils m'ont impressionnée.
Ils sont deux, Morgane et Marc. Elle au clavier, lui à la guitare (et au ukulélé). Mettons les choses au clair, ils sont incroyablement sexy. Surtout lui, forcément. Grand brun aux cheveux en bataille, l'½il pétillant et la fossette irrésistible. Quand en plus il se met à chanter dans un anglais so cute, je suis déjà amoureuse. Lol
Des mélodies très douces mais terriblement efficaces, l'association de leurs voix créent une rare harmonie qui me parcours de frissons. Sans oublier l'humour corrosif dont le chanteur fait preuve. Ce sont assez d'arguments pour postuler au mariage !^^
Bon, il faut admettre que les titres de leurs chansons sont des plus improbables (« I don't give a shit », « Sushi », « Paper boat », « Chupee ») mais les justifications données à de tels titres sont d'autant plus hilarantes...
Et puis ils doivent bénéficier de très très gros moyens pour avoir accroché à leurs instruments, des peluches de panda, cheval et bébé phoque...impressionnant, vraiment. Pas étonnant ceci dit, leur tournée s'intitule « Panda tour »...
Bref, le beau Marc remporte tous les suffrages et nous nous jurons d'acheter leur album au plus vite (ce sera chose faite moins de 24h après LA rencontre musicale)...

Moins de trente minutes après le départ du joli duo, s'amène Rhésus. Du rock, du vrai. Avec ce qu'il comprend de chanteur détraqué aux cheveux gras, de bière fièrement brandie entre chaque morceau, de pogos agaçants et surtout, de son tellement saturé qu'on n'entend même pas les paroles. Ce qui est dommage, étant donné que la musique en elle-même n'est pas mauvaise. Mais il est très désagréable de se sentir vibrer de l'intérieur tant les percu sont fortes. A tel point que pour la première fois de ma vie je suis obligée de me boucher les oreilles afin de préserver mes tympans. Et je vous assure que je n'étais pas la seule...
Le chanteur se tort dans des grimaces et des cris tels que Nikou se penche vers moi pour me dire, inquiète « j'te jure qu'il me fait peur ! Surtout quand il tente une approche sur le devant de la scène ». Son cas ne s'arrange pas quand, cynique, il dit avant sa dernière chanson « je sais bien que vous attendez toutes Christophe Maé [hurlements des jeunes pucelles du premier rang] alors Christophe, cette chanson est pour toi »...
ENFIN, le groupe débarrasse le plancher et les organisateurs s'empressent de mettre en place le décor du suivant...

Ils ont beau le traiter de chanteur à minettes, de produit marketing, de non-artiste, il n'y a plus un centimètre carré d'herbe de libre avant que n'arrive le fameux Christophe Maé...
A 22h35, les palmiers, les peluches, les grosses fleurs et la cabane sont en place. Ce décor qui m'est familier. Je me dis tout de même un instant que cette fois je le connais par c½ur ce spectacle et que mon addiction atteint peut-être une certaine maturité. Quand il pousse enfin la porte de son cabanon, capuchonné et guitare à la main, c'est une horde d'applaudissements qui s'élève dans les airs. Il semble un peu perdu, moins assuré qu'à son habitude, comme si le fait de savoir que les personnes présentes ce soir là ne sont pas vraiment son public habituel et qu'il va falloir les séduire l'effraie un peu.
Mais au bout de deux chansons, c'est son propre plaisir de jouer sa musique qui le transcende et comme à chaque fois, il nous transcende. Tous sautent sur place, dansent, chantent, sourient, l'acclament. Pari gagné ?
Sa bande de zicos est toujours aussi brillante, je suis une fan absolue du grand Albert qui dégage une telle chaleur humaine. On en prend plein les yeux, plein les oreilles.
Pendant près de deux heures de show entraînant Christophe Maé s'est érigé en roi de Décibulles. Je l'ai senti vraiment touché, vraiment heureux, il ne voulait plus partir, plus que d'habitude...
Voilà je ne vais pas plus vous bassiner, vous savez ce que je pense, je suis juste fière si il a pu casser cette image galvaudée le temps d'une soirée.
Et je suis contente aussi que Nikou et Laëtitia aient adoré ce concert... ;)

Le retour vers la voiture se fait dans la bonne humeur malgré l'herbe glissante, le manque notoire de lumière, les trous toujours plus nombreux et les innombrables courbatures qui se réveillent après des heures d'attente. Le jeu le plus rigolo (ou pas), fut de retrouver la voiture sur un parking non éclairé à une heure du matin. Le comique de l'histoire revient à la pauvre demoiselle qui pleurait presque en disant qu'elle cherchait désespérément sa voiture depuis vingt minutes...Nikou, toujours très sympa, lui lancera un « bon courage et peut-être à l'année prochaine si vous l'avez pas retrouvé d'ici là ! » alors que nous nous asseyons confortablement dans le véhicule de Laëtitia...lol
Après avoir croisé des renards écrasés et un drôle de chat ?renard ?lapin ? (on ne saura jamais lol) sur une route peu rassurante nous retrouvons finalement nos lits avec un bonheur non dissimulé.

A l'heure d'aujourd'hui, point de nostalgie ou de dépression post-concert (ça fait un moment que je suis guérie de ce genre de symptômes), juste le sentiment d'avoir passé, une fois de plus, une soirée exceptionnelle!

La musique au grand air...

# Posté le lundi 14 juillet 2008 05:37

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 11:21

You can leave your hat on...

Attention, cet article est déconseillé aux mineurs, aux jeunes filles chastes et pures, ainsi qu'aux hommes trop complexés...pour tous les autres, enjoyyyyy ! ;)




Mesdemoiselles, je vous l'annonce officiellement, j'ai réalisé vendredi soir, un de nos fantasmes communs (et Dieu (ou le Diable) sait qu'il y en a...).
Accompagnée de mes jumelles préférées, de Nenesse et de Marlène (la petite s½ur des jumelles) dont nous fêtions les 20ans, nous avons passé la soirée au Casino de Bâle (oui, en Suisse. Fallait vraiment trouver un bon prétexte pour que je foule la terre helvétique hein...) pour une nuit « 100% Ladies... »

Arrivées à destination à 20h dans nos plus beaux atours (to be sexy or not to be...), nous pénétrons dans un casino fort luxueux, où après vérifications de nos cartes d'identité, on se dirige au dernier étage (septième ciel ?). Là, on offre un collier de fleurs à Marlène (n'oublions pas que nous sommes là grâce à son anniversaire), et un verre de champagne à chacune de nous, avant de prendre place à notre table.
Tout ceci s'annonce sous de très bons auspices, nous nous délectons d'un repas festif au milieu de cent demoiselles en émoi (quoique la moyenne d'âge frôlait la cinquantaine...presque choquant n'est-il pas ?). Nenesse n'a de cesse de répéter des « j'en peux déjà plus moi hein, j'suis comme une folle, raaaaaaah » frénétiques, Marlène tente désespérément de planquer son collier dans son débardeur, et nous nous retournons vers la scène dans des mouvements brusques dès qu'un bruit suspect nous intrigue.
Une fois le dessert englouti, l'excitation est palpable au point qu'on glousse telle la pintade en pleine basse-cour.

ENFIN la salle est plongée dans le noir, sur des écrans géants un compte à rebours est lancé et l'état d'esprit général est assez proche d'un « I'm so excited and I just can't hide it...I'm about to lose control and I think I LIKE IT » !!!!
C'est dingue ce que la gente féminine est capable d'exprimer avec ses cordes vocales...
D'un coup d'un seul, surgissent de derrière le rideau, cinq chippendales somptueusement body-buildés, outrageusement bronzés, délicieusement dénudés...
La chaleur monte d'un cran (que dis-je, de 18 563 crans...et encore !) et nos héros se trémoussent si sensuellement qu'il est impossible de ne pas hurler, transpirer, rire nerveusement, danser, applaudir, siffler, tomber dans les pommes (au choix)...

Tant de superficialité mêlée de clichés indémodables est à la frontière du ridicule et du génie...le tout est de se plonger dans l'ambiance, ce qui est, je vous (r)assure, chose assez aisée ! On dira ce qu'on voudra, gros muscles ou pas, cinq mecs qui se déhanchent en rythme sur une musique suggestive, ça décuple l'imagination...enfin moi je dis ça, je dis rien hein ! ;)
On aurait pu s'en tirer au niveau de l'extinction de voix, si un des sexy guys n'avait pas tout à coup déboulé torse nu à notre table (ok le sifflement strident de Nenesse et le collier fluorescent de Marlène y étaient pour quelque chose), pour prendre Marlène PAR LA MAIN (lisez bien tous les mots SVP, afin d'éviter tout malentendu...lol) et la traîner sur scène...
Notre chanceuse s'assoit sur une chaise et se laisse tripoter de tous les côtés pendant cinq bonnes minutes...de loin le spectacle était plus comique qu'érotiquement chargé, étant donné la gêne notoire de notre potesse et ses regards d'appel au secours lancés vers notre table. Après nous avoir rejoint, titubante, ses premiers mots furent « pouaaaaah il m'a léché tout le bras !!!! »...charmante enfant ! ;)

Evidemment tous les vieux clichés y passent, du cow-boy à l'infirmier en passant par le policier, le pilote de l'air et même le sauveteur d'alerte à Malibu...impossible de rester stoïque face à tant de sex appeal ; une chance qu'une barrière me retienne à ma place...lol
Une heure de transe et de chorégraphies langoureuses (nous retiendrons spécialement le petit porté inattendu so sexyyyy, hein Nikou ?!) et de strip tease (et sous le boxer...un string ! lol) plus tard, les testostérone-guys nous saluent dans de si jolis peignoirs de soie rouge avec leurs noms dans le dos (Brian, Dylan, Angelo, Alan et nous appellerons le dernier Steve parce que j'ai oublié son nom...enfin j'ose espérer que ce ne sont que des pseudos...) et...rien en dessous !!!

La lumière se rallume et c'est d'une voix enrouée que nous tâchons de partager notre satisfaction...ENORME sera le mot du soir ! lol
La salle se vide un peu et nous patientons, dans l'espoir que nos sex-boys (toys?lol) daignent venir nous dire bonsoir...effectivement, ils finissent par faire leur apparition, en civil (pour celles qui se demandent) et débutent la tournée des tables...
Nous cinq, seules dans notre coin, attendons sagement la venue de nos apollons. Agnès s'impatiente et appelle alors nos deux serveurs attitrés (Roger et Vincent...). Elle se lève et leur dit à chacun « je peux faire une photo avec vous ? Vous vous la péter pas vous au moins ! ». Je n'ai jamais vu un sourire aussi radieux (à part celui de Dylan peut-être ! mdr) que celui de Roger à cet instant. Faut dire que ça doit pas arriver souvent non plus...
Notre patience finit cependant par payer (après que Nenesse ait bruyamment sifflé dans le silence de la salle) puisque le plus sexy des cinq (Dylan ! T-shirt bleu et sourire ultra bright...un petit côté monsieur Propre. En mieux.) vient s'asseoir à notre table. Miam, bonsoiiiiir Bogosse, tu tombes bien on t'attendait !!!

Et bien aussi fou que ça puisse paraître, le gus sait parler. En Français. Sujet, verbe, complément et même mieux que ça. Impressionnée je suis. Par sa syntaxe, son regard hypnotique, et son côté homme en plastique (c'est vraiment pas possible d'être parfait à ce point, on se serait cru au musée Grévin !). Toujours est-il que nous engageons la conversation, il nous dit « bonsoir les excentrées ! » (excentriques ?!), nous remercie d'avoir été les seules à avoir mis l'ambiance (héhé, de rien mon brave), je lui demande si il fait un autre boulot à côté, il répond que non, que « ça » lui prend tout son temps...Nenesse gaffe un peu en osant un « ah bon mais c'est un vrai métier alors ? », mais le professionnalisme le pousse plutôt à nous proposer de poser avec lui et son collègue qui vient de nous rejoindre. Bon ben, on va pas se faire prier. Posons !

Je me place entre les deux gravures de mode, on nous qualifie de « beau sandwich », et c'est un festival de mains viriles qui vient se poser sur mes hanches et mes épaules...euuuh c'est un début de massage que vous entreprenez là jeune homme ? Oula mais pourquoi me regardez-vous comme ça ? On en fait une autre ? Une photo j'entends !!!!
La séance shooting terminée (non sans émotion), ce brave Dylan (c'est si triste d'avoir un nom pareil avec un corps si parfait...) me demande « et vous faites quoi là ? ». Moi pas peur, comme d'hab', je réponds « ah ben d'abord on va jouer un peu et après ben...j'attends les propositions intéressantes ». Et bien je peux vous dire que l'homme a du métier sous le string parce qu'il objecte sans ciller « je te conseille le Best Of »...héhé, gentille drague ou déformation professionnelle, je ne saurai jamais mais je m'accorde le bénéfice du doute !

Nous quittons là nos nouveaux amis (oh ça va on peut bien se la péter un peu hein), puisque notre nuit n'est de loin pas finie...et à nous le casino !!!
Nous disposons chacune de 50 Francs suisses que nous jouons à la roulette. C'est marrant la roulette. Je me demande encore sur quoi les gens se basent pour poser leur jeton sur une case avec tant d'assurance. Le mystère du hasard et de la superstition...
Toujours est-il que je parviens à engranger 20 euros, ce qui est non négligeable. L'ambiance est bruyante, enfumée, concentrée, c'est assez curieux ; et la dextérité des croupiers me fascine. On s'essaye aux machines à sous avant de quitter les lieux au milieu de la nuit...

Ah les filles je me souviendrai longtemps de cette soirée de vendredi 13 porte-bonheur. Mais quel plus beau jackpot que de passer un moment si délicieux avec mes sexy Keketgirl's ?!!!
Aucun chippendale du monde ne vaudra jamais ça (même s'il est en bonne position...lol) !
Je kiffe, j'vous kiffe ! ;)

It's raining men, hallelujah it's raining men...

# Posté le lundi 16 juin 2008 04:56

Modifié le lundi 16 juin 2008 05:08

J'aime le tennis...j'adore Roland Garros...

Elle a su poser les mots sur ce que j'ai eu envie de hurler ces deux dernières semaines...elle a désormais mon respect éternel ! ;)

" Ca ne date pas d'hier. Le virus m'a attrapée il y a de longues années et, aujourd'hui, c'est comme ça. J'aime être en vacances pendant les Internationaux de France. Si je n'y suis pas, j'aime apporter une télé au bureau. Là, j'aime pas ceux qui ne s'intéressent pas aux matchs. Mais j'aime quand ils commencent quand même à se prêter au jeu. J'aime faire mes commentaires pourris. J'aime attendre le passage des français et être chauvine à 100%. J'aime pas quand il n'y a plus de tricolores la deuxième semaine. J'aime pas qu'on dise que c'est parce qu'ils ne supportent pas la pression. J'aime pas qu'on parle de la victoire de Yannick Noah comme celle de Marie Myriam. J'aime pas qu'"on" gagne jamais. J'aime les joueurs à grand spectacle. J'aime que Djokovic soit poli et gentil avec tout le monde dans les allées et les vestiaires (c'est Forget qui l'a dit), j'aime que Nadal prenne son air buté, j'aime pas que Sharapova ait fait la même école de chant que Monica Seles (faut couper le son et c'est fâcheux), j'aime que Nalbandian ait une bouée sur le ventre et la pêche à l'entraînement. J'aime les exploits des inconnus façon Pernfors ou Verkerk. J'aime pas quand il ne reste plus que des têtes de série. J'aime quand il y a aussi un ou deux "Carquefou". J'aime pas les forfaits et les retraites anticipées. J'aime les joueurs qui sont très très vieux (30 ans au moins). J'aime pas quand il n'y a plus qu'un match par jour parce-que ça veut dire que la quinzaine est presque finie. J'aime les week-end de finales et les pronostics qui vont avec. J'aime les finales qui opposent un grand Suisse calme qui n'a jamais chaud et un Espagnol jeune surmusclé (ndlr: OU PAS!!!!), parce-qu'on a l'impression d'avoir déjà vu ça quelque part. J'aime vivre l'émotion du sport passif. "
(Par Carine Chenaux, édito du journal "A nous Paris" daté du 26 mai au 1er juin 2008)


Mais si on réfléchit bien y'en a pourtant qui manquent...

J'aime pas quand il pleut et qu'on doit se farcir 30 millions d'amis, mais j'aime quand Laurent Luyat en profite pour lire le sms que je viens de lui envoyer. J'aime être en semaine de révisions pile pendant la quinzaine, pourtant j'aime pas culpabiliser de rester devant la TV au lieu d'être devant mes cours. J'aime la valse des ramasseurs de balles. J'aime pas quand Rafa remet son slip en place...après chaque point. J'aime que les commentateurs ne soient plus du tout objectifs. J'aime pas penser que je ne verrai plus jamais Guga soulever la Coupe des Mousquetaires. J'aime l'accent des arbitres étrangers. J'aime pas quand Safina arrache les géraniums. J'aime que les joueurs applaudissent la ola du public. J'aime pas les spectateurs qui s'endorment. J'aime quand Rodgeur se prend une bulle un jour de finale, mais j'aime pas que Nadal gagne si facilement un jour de finale. J'aime scruter les gradins et y reconnaître des VIP ou des joueurs, et me dire « ah, ben lui je l'ai déjà rencontré en vrai ». J'aime pas quand ils balancent la pub au moment du changement de t-shirt. J'aime les dérapages qui finissent en grand écart. J'aime être de mauvaise foi en hurlant « elle est booooooonne » alors que je sais pertinemment qu'elle est faute. J'aime pas que Roland ne soit qu'une fois par an, mais j'aime quand enfin ça commence. J'aime pas les statistiques. J'aime pas les aces consécutifs, sauf si c'est un Français qui les fait. J'aime regarder religieusement « Un jour à Roland » tous les soirs, même si j'ai vu tous les matches de la journée. J'aime quand Paulo tape ses baskets avec sa raquette pour enlever la terre. J'aime critiquer la tenue des joueuses...et leurs têtes. J'aime les caméras indiscrètes dans les vestiaires. J'aime pas que les joueurs fracassent leur raquette...qu'ils me la donnent plutôt ! J'aime les grands c½urs tracés au milieu du Chatrier. J'aime donner la même opinion que les commentateurs...avant eux. J'aime pas que la nuit interrompe un match serré. J'aime verser une petite larme quand y'a trop d'émotion.

J'aime me dire « l'année prochaine, j'y serai »...



PS: Merci à celle à qui je dois la découverte de ce texte dont j'aurais adoré être l'auteur : Béné
J'aime le tennis...j'adore Roland Garros...

# Posté le dimanche 08 juin 2008 16:20

Modifié le lundi 09 juin 2008 09:09

Quinze jours à Roland...

On a voulu croire que 25 ans après Yannick Noah, Gaël Monfils reprendrait le flambeau. On a voulu croire que du haut de ses 21 ans et de son bagou, Sliderman ferait tomber Rodgeur. Mais Rodgeur est le numéro un mondial. Il n'y avait pourtant pas grande différence entre le jeu des deux hommes durant cette demi-finale de Roland Garros.
Gaël n'a jamais été mon petit préféré, mais voilà il est Français...et un Français en demi, ça donne vraiment envie d'y croire.

Je ne pouvais pas éviter un speech sur cette édition 2008 du Grand Chelem le plus cher à mon c½ur. Parce que cette année, il m'a fait vibrer plus que jamais.
Pendant deux semaines, j'ai vécu tennis avec une intensité rare !
Beaucoup beaucoup d'émotion avec le départ DU joueur de mon c½ur Guga, beaucoup de surprises avec le fulgurant parcours du brillant Jérémy Chardy, beaucoup de satisfaction du club des cinq Frenchis que l'on a retrouvé en huitièmes, beaucoup de déception face à la médiocrité ascendante d'Arnaud Clément (heureusement, Arnaud est toujours très sexy...ça te sauve mon bonhomme !), beaucoup d'intérêt pour la ravissante tenue d'Ivanovic, et une fois de plus, beaucoup beaucoup, BEAUCOUP TROP de Rafael Nadal !!!

Bien obligée de reconnaître son irréelle suprématie sur terre-battue, chaque année il revient un peu plus fort, un peu plus agressif, un peu plus gros du popotin aussi...
Je suis une fan absolue du tennis, du beau tennis, mais je me lasse de l'inexorable Federer/Nadal...
Mais comment être modeste quand on est le meilleur ? Parce que le vrai Numéro Un sur la terre de la Porte d'Auteuil, c'est Rafa !

Alors bon, pourquoi pas, peut-être que 26 ans plus tard... ;)

Pour la beauté du geste...
Quinze jours à Roland...

# Posté le dimanche 08 juin 2008 16:12

Modifié le mardi 26 août 2008 12:00

Sex...and the city...

On rêve toutes de New-York. D'un grand appartement sur la 5ème Avenue. De fringues à tomber par terre. De sacs à main hors de prix. De trois copines délurées. De trouver Le Grand Amour.
On a toutes quelque chose de Sex & the city. C'est pourquoi je n'ai pas réfléchi une seconde quand ma super copine délurée à moi m'a proposé de profiter des quatre célibataires les plus célèbres des States sur grand écran. Et in english please, c'est tellement meilleur !

Je ne m'attendais à rien d'extraordinaire, un petit film gentillet à voir entre filles pour passer un bon moment. C'est souvent quand on ne s'attend à rien que l'on est surpris dans le bon sens (ça marche aussi avec les garçons...enfin pas à tous les coups, certes !).

Oui c'est superficiel, oui ce sont deux heures trente de défilé de mode incessant, oui c'est un présentoir à grandes marques (ça porte du Vuitton, ça court en Manolo et se trémousse en Dior, ça se pavane autour d'un Starbucks et se délecte du dernier Vogue), oui ça parle de fringues et de sexe, de bouffe et de sexe, d'amour et de sexe, d'argent et de sexe, de fidélité et de sexe...ah et est-ce que j'ai mentionné le sexe ?

Mais c'est précisément pour ça que c'est réussi (nan, pas parce que ça parle de sexe !) : parce que ça parle de la vie.
Je sais que comme moi vous vous êtes demandé qui vous seriez, de Carrie, Samantha, Miranda ou Charlotte.
Et comme moi vous n'avez pas trouvé la réponse (où alors vous vivez dans un film).
Parce que c'est un peu de chacune d'elles que nous avons en chacune de nous. Et c'est pour ça que c'est tellement vrai.

On a beau le clamer haut et fort, mesdemoiselles, il y a le gène du Romantisme bien ancré dans notre deuxième X chromosomique, celui-là même qui nous fait croire aux fairy tales, celui qui nous fait réclamer des déclarations d'amour made in Voltaire, Beethoven ou Napoléon, celui qui nous piétine le c½ur quand ces messieurs se montrent si cruellement lâches, celui qui nous éblouit le c½ur quand ces gentlemen se montrent si audacieusement amoureux...

Sex & the city c'est ça : la vie, le sexe, les amies...
l'amour, l'amour, l'amour !!!!


A mes misters Big...passés et futurs...
A mes Carrie, Miranda, Samantha et Miranda...to us ; and to the next fifty ! ;)
Sex...and the city...

# Posté le jeudi 29 mai 2008 15:45

Modifié le mardi 26 août 2008 12:01