Homme sweet homme...

Vous retrouverez un extrait de cet article, dans le numéro de novembre de Cosmopolitan (p. 229 pour être précis)...et oui, j'me la pète! Mais est-ce de ma faute si mon talent commence doucement à être reconnu par mes pairs?! ;)


« L'écriture, c'est le c½ur qui éclate en silence ».

Puisqu'à maintes reprises, mes supplications, mises en garde et autres pétages de plombs bien sonores n'ont à ce jour porté aucun fruit, je préfère cette fois me reclure derrière l'écran de mon ordinateur pour y déverser mon flot de frustration, d'incompréhension et de désespoir. Peut-être ici y serais-je enfin entendue...

Et pour cause, c'est à la femme, la s½ur, la petite amie ou encore la colocataire d'un représentant du sexe fort (?!) que je m'adresse aujourd'hui. Après des années de conciliation, concession, compréhension et de bien d'autres longs mots en - sion-, je ne vois aujourd'hui plus que la solidarité féminine pour faire bloc face à la maladie des temps modernes (voire des temps très anciens) qui frappe de plein fouet nos chers et tendres: la fainéantise suraiguë.

Vaste fléau que ce poil (que dis-je, baobab !) qui ronge le creux de la main des hommes de nos vies. Mais soyons un brin réaliste. Nous ne sommes pas faits pareil. Non, eux ils sont XY, nous sommes XX. Et même si vous n'êtes pas scientifiques pour un rond, je ne vous apprendrai pas qu'on ne lutte pas contre la génétique. Et pourtant le Y, il a deux bras LUI...

Mais voilà, il doit y avoir quelque chose de dégradant dans le fondement propre de l'identité virile que se fait un homme de lui-même, dans toute tâche qui pourrait nous faciliter la vie à nous, pauvres femmes asservies.
Après tout, pour être honnête, ça demande une force mentale et physique presque insurmontable de déposer son assiette dans le lave-vaisselle, remettre la bouteille de Coca au frigo après s'être servi un verre, jeter son paquet de clopes vide dans la poubelle, éviter de transformer la salle de bains en piscine à chaque douche, songer à ne pas claquer violemment les portes quand on quitte une pièce à une heure du matin alors que tout un chacun dort profondément, etc, etc, etc...

La liste est longue mais ne les accablons pas trop. Ils sont forts, ils sont beaux, affectueux (parfois) et sans eux, notre quotidien serait tellement plus morne. Oui, parce que vous vous imaginez vivre dans un endroit toujours bien rangé, qui sent bon et où ça ne crie jamais, vous ? Non, quelle horreur, vous n'y pensez pas.

Et puis au fond c'est aussi pour ça qu'on les aime, grâce à eux on se sent utiles, remplies d'une mission pour laquelle nous avons été programmées (contre notre volonté, forcément).
C'est gratifiant finalement de savoir reconnaître le propre du sale, le rangé du foutoir, le cuisiné du carbonisé, le décoré du « posé-là ».
En étant tout à fait honnête aussi, nous admettrons volontiers que l'homme de nos rêves affublé d'un tablier et de gants de vaisselle affairé à l'évier est nettement moins viril et glamour que de le voir déboulé d'un pas nonchalant, les bras luisants de sueur dans un bleu de travail saillant et noir de cambouis...

Mais là où la chose devient risible, voire carrément ridicule, c'est quand le mâle tombe malade. Et qu'il ose nous dire à nous, qui endurons la souffrance de l'accouchement, les douleurs prémenstruelles et les talons aiguille, un truc du genre : « aaaaah j'me sens pas bien j'crois que je couve une grippe, aaaaaah j'ai maaaaal, j'vais m'allonger un peu c'est plus prudent. Aaaaaaah je souffre, je....zzzzzzzzzz ».

Heureusement il nous reste l'amour pour aider à faire passer la pillule.
Du moins au début. Parce que quand ils restent suffisamment longtemps pour passer votre porte, ils se confondent en petites attentions plus que charmantes, de la cuisine à la vaisselle en passant par les bougies parfumées. Et non, mon vécu personnel n'a rien à voir là-dedans. Ou si peu. Lol
Par la suite, en général, soit ils trouvent que le canapé est plus confo chez la voisine, soit le notre leur convient tellement qu'ils n'en bougent plus jamais...

Allez messieurs, sans rancune, on vous aime et en cherchant un peu, vous nous le rendez si bien... ;)


« Mon homme sweet homme, il faudrait faire l'amour et la poussière... »
Homme sweet homme...

# Posté le mercredi 13 août 2008 11:43

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 08:28

Cinq Keket' et des Grand-huit...

On a beau me rabâcher à longueur de journée qu'il serait temps que je devienne adulte, il est tout bonnement IMPOSSIBLE pour moi de ne pas laisser s'exprimer mon incorrigible âme d'enfant à l'occasion (ok les occasions sont plus que fréquentes, m'enfin).
Et Europa Park voyez-vous, c'est ZE place to be pour tout grand gamin qui se respecte (si ce nom barbare ne vous évoque rien, rendez-vous à la page 7 de ce blog...).
Alors il n'y a probablement que la perspective d'une journée dans mon parc d'attractions préféré avec mes Keketgirls adorées qui pouvait me faire sortir du lit un samedi matin à 6h30 (si, vous avez bien lu !).
Comme à chaque fois, l'excitation me met d'une humeur joviale (je ne sais pas pourquoi je le précise d'ailleurs puisque je suis TOUJOURS d'humeur joviale !hihi) et je retrouve Nikou dans son bolide direction l'Allemagne, après avoir récupéré Dorothée au passage. Ben je peux vous dire que c'est une sale journée pour les animaux. Nous aurons croisé sur le chemin une dizaine de petites bêtes sauvagement écrabouillées sur la route...et encore, des oiseaux se sont même délibérément jetés sous la voiture de Nikou !!! Allez comprendre les envies suicidaires de la faune Alsacienne.

9h tapantes, nous sommes devant la fontaine à l'entrée du parc, où les deux Nenesse nous rejoignent vite. Liesse habituelle au moment des retrouvailles (eh, on ne s'était plus vues depuis des millénaires !) sous un soleil radieux et déjà bien brûlant et hop, on se dirige vers le reste de la foule impressionnante qui se rue déjà vers les manèges.
Europa Park, comme son nom l'indique regroupe des petits villages sous le thème d'un pays Européen. Et à chaque pays ses attractions.
Première pause dans le train fantôme. « On commence soft hein les filles ». Ouais ouais. Ben Dorothée et moi avons quand même réussi à nous faire peur mutuellement...ceci étant « c'était pas bien terrible »...aventurières, vous savez bien ! ;)

Bon mais il est temps de passer aux choses sérieuses : Eurosat, dans le quartier Français et rebaptisé par tout un chacun « La Boule » (héhé comme le gus de Fort Boyard. Je m'égare, je sais, mais je viens de faire le lien !) en référence à sa forme : sphérique (vous aviez deviné hein). C'est un peu l'emblème du parc, ce gros truc rond et métallique qui trône là. Le principe est simple, c'est un voyage dans l'espace, on monte dans un petit train qui nous emmène tout en haut dans un noir absolu et limite flippant sur fond sonore de techno inchangée depuis euuuuh 15 ans.
Et puis une voix fait le compte à rebours de 10. A zéro, bouuuum c'est parti on dégringole dans une vitesse folle en traversant les étoiles et les météorites. C'est fort poilant, mais quelque peu brutal, surtout quand ça s'arrête.
Ma technique dans les grand-huit restent toujours la même : je hurle et je pique un fou rire. Simultanément. C'est comme ça !

Déjà aphone mais plus motivées que jamais, on s'attaque désormais au Silverstar (cf page 7). Le Silverstar c'est juste une pente à 68°, 130km/h et 4G dans la gu..le. Un truc effrayant. Mais vraiment. J'en ai les mains moites rien que de l'écrire. On n'insiste donc pas quand Dorothée nous dit qu'elle préfère nous attendre sur le plancher des vaches. Moi je l'ai déjà fait une bonnes vingtaine de fois depuis sa création mais a CHAQUE FOIS, le processus est le même : une fois les fesses bien câlées dans mon siège, j'ai peur. Je veux dire, à l'instant où l'engin se met en branle et commence à monter à je ne sais combien de centaines de mètres du sol je commence à trembler, gesticuler, me cacher le visage et crier que « je veux descendre, ah nannnn au secours je veux pluuuuus c'est plus rigoloooo oh mon dieuuuu quelle horreur c'est hauuuut ». Quand on arrive en haut, juste avant la première descente quasi verticale, je pousse un hurlement digne des plus grands films gores (oui parce que une fois que ça tombe, on a le souffle coupé, donc impossible de s'exprimer) et j'attends de me sentir tirée vers le vide.
Nenesse, elle, comme un poisson dans l'eau, admire la vue, fait des photos, et me suggère d'ouvrir les yeux. Je regrette, mon instinct de survie me dicte de les garder bien clos les deux premières secondes. Je les rouvre sur les derniers mètres de la chute, et constatant que je suis encore bien vivante (et c'est bien dans ces moments-là qu'on se sent si vivant), je lève les bras et...me marre.
Il n'y a pas de logique là-dedans. Une fois le tour fini j'ai l'estomac retourné et les jambes en coton mais je rêve de recommencer...

Comme il ne faut pas abuser des bonnes choses, nous continuons notre route vers d'autres sensations. Dans le désordre, il y a eu EuroMir (autre voyage intersidéral, mais au grand air cette fois), les Pirates de Batavia (histoire de se calmer un chouilla dans de jolis décors Jack Sparrowesques), le Rafting (histoire de se faire mouiller un chouilla), Poséidon (histoire de se refaire mouiller un chouilla), et d'autres avant de revenir vers le Silverstar.
Entre temps, nous avons bien sûr pris la peine de nous alimenter, Nenesse n'a pas manqué de dégoter le numéro de téléphone d'un type croisé dans les files d'attentes (autant lier l'utile à l'agréable hein) ou de tomber sur des amis à elle, de jouer à s'éclabousser sous les jets d'eau (pour être hônnete, nous n'avions plus guère que quelques centimètres carrés de tissu de sec...charmantes enfants) et d'analyser les tenue vestimentaires de la faune que nous voyons.

Bref, vous l'aurez compris, on passe une journée extra, comme on les aime et comme seules les Keketgirls savent en faire !
A 17h, après avoir passé probablement moins d'une demi heure dans les attractions en elles-mêmes et plus de 7h à piétiner collés les uns aux autres (ceci dit, ce fût supportable, avec une moyenne de 25minutes d'attente par manège, 45 pour le plus long), Nikou et Dorothée rejoignent la sortie, d'autres obligations les forcent à rentrer.
Les deux Nenesse et moi décidons de rentabiliser notre journée au maximum.
On végète un moment au bord de l'eau, Agnès (la s½ur de Nikou. Je sais faut s'en sortir avec les jumelles de sang et les jumelles de prénom...) en profite pour se faire faire un magnifique maquillage oriental sur le visage (je ne préciserai pas que l'animation est généralement destinée aux plus petits...on a dit qu'on gardait une âme d'enfant !!!!!). Et puis nous entrons dans le cinéma 4D. On s'affuble de ces affreuses lunettes, on s'assoit et là franchement, il aurait fallu nous filmer. On se répétait sans cesse « ce ne sont que des images, y'a pas vraiment un énorme serpent qui nous fonce dessus », on ne peut pas s'empêcher de fermer les yeux, de pousser des cris et d'essayer de chasser les agresseurs de la main. RIDICULE. Oui, mais tellement drôle !
Ensuite, petit passage par le Matterhorn Blitz (autre manège à sensations, dans le quartier Suisse) qui nous vaut sans doute le meilleur fou-rire de la journée (j'ai encore mal aux abdos, c'est vous dire), et le Bob Sleigh, et puis nous nous résignons à quitter les lieux après avoir englouti une part de pizza.

Il est 19h30, le parc ferme ses portes une demi-heure plus tard, nous avons plus que profiter de notre samedi. ET nous noterons au passage, qu'à peine une fesse dans la Twingo, il a plu...oui, on a eu du bol (je dirais bien « de la moule », mais pour des "Keket'" ça ferait p'tet un peu beaucoup question humour douteux et censurable...ahah)

La dernière attraction se déroulera pourtant sur le chemin du retour. Aussi fou que ça puisse paraître nous avons joué au chat et à la souris avec des allemands physiquement charmants en les dépassant à tour de rôle, avant de placarder le numéro de Nenesse sur la vitre pour qu'ils en prennent soin...draguer sur autoroute et par voitures interposées, y'a que des Keket' pour inventer ça ! ;)

Voilà, un autre excellent moment à classer dans mes souvenirs les plus chers.
Et une fois de plus, grâce à mes superpotesses, je kiffe, kiffe et SURKIFFE !!!! ;)


PS: le montage vidéo de notre journée est ici!!!


# Posté le samedi 02 août 2008 17:11

Modifié le lundi 25 août 2008 04:34

L'odyssée des deux tarées...

Il y a 7 ans, je partageais l'un des week-end Parisiens les plus fous de ma petite existence avec mon acolyte du moment : Delphine. Nous avions tout juste 15 ans et déambulions dans les ruelles de Montmartre et sur les tours de Notre-Dame, comme en pèlerinage...ce 16 avril 2001 qui a bousculé nos petits c½urs sous les lettres rouges de l'Olympia.
Ces quelques jours me laissent un souvenir de folie furieuse, classée sous le nom de « L'odyssée des deux tarées ». L'eau a bien coulé sous les ponts depuis, mais Delphine et moi restons amies. Envers et contre tout.

J'ai profité de nos vacances communes pour la rejoindre dans son antre strasbourgeois et retrouver la ville de mon c½ur. A peine un pied posé sur le quai de la gare et les images me reviennent en rafales. Cet environnement si familier qui m'avait tant manqué.
Mais les retrouvailles avec ma potesse ont raison de ma nostalgie. Pas le temps de s'appesantir, j'ai hâte de découvrir l'appartement depuis lequel j'ai reçu moult coups de téléphone...
Bien installées sur le balcon notre occupation favorite prend vite le dessus : parler. Et rire. Et rire. Et parler. C'est impressionnant la salive et les mots que nous n'économisons jamais quand nous sommes en présence l'une de l'autre.

Les derniers potins mis à jour et la chaleur de plus en plus accablante, nous décidons de partir nous promener au parc de l'Orangerie. Cher à mon c½ur pour tous les tours de manège sous l'½il protecteur de mon grand-père durant ma tennnndre enfance, l'endroit est resplendissant sous le soleil. Des fleurs, de l'eau, des barques, des gamins qui courent et des cigognes.
On s'assoit dans un décor idyllique, on reprend des forces avec une glace bienvenue et...on papote. Encore, et encore...
C'est qu'on en a des choses à se dire et il faut rentabiliser les trois jours qui nous sont accordés.

A 19h, on se dit que peut-être il faudrait songer à rentrer, surtout si on veut choper la séance de ciné avant son début. Mais voilà, le temps de regagner nos pénates, de manger et de discuter (oui ENCORE), on laisse filer notre film pour se plonger dans des photos teintées de Mexique, de futurs médecins, et d'anecdotes tennistiques Grandes-Britonnes.
La magie du web et l'efficacité de Facebook nous occupera intensément avant d'achever la soirée, captivée par le sex appeal du ténébreux docteur Mamour...

Mardi, il est l'heure pour moi de refouler le centre-ville de la capitale Alsacienne, toujours sous un soleil radieux et une bonne humeur caractéristique. Après que Delphine ait subrepticement cassé ses tongs et dû marcher une demi heure pieds nus sur le bitume avant de s'offrir de nouvelles MAGNIFIQUES sandales ROSES (je les baptiserai immédiatement les « chaussures pop »), nous nous restaurons dans un restau fort sympathique. Et inutile de préciser que nous passons trois bonnes heures à discuter sans relâche.
C'est ce moment précis que choisit Paulo (un ami de Delphine, pas le joueur de tennis. Mais à peu près aussi médiatique, du moins entre elle et moi...héhé) pour passer à côté de la table sans daigner remarquer ma potesse. Non mais quel affront je vous jure, fallait voir la vexation dans ses yeux bleus ! lol
Mais pas de quoi pleurnicher, cette fois nous voulons vraiment aller au cinéma et on ne doit pas traîner.
Surtout que ma super copine a décidé de refaire sa couleur de cheveux (de quoi d'autre ?) avant notre sortie. Et c'est à moi qu'elle confie sa masse capillaire. A moi, qui n'ai jamais touché un peigne de ma vie (j'ai le cheveu qui s'auto coiffe, j'vous l'avais pas dit ?) !!!
Alors que j'ai les mains enduites de coloration noire (oups pardon, « châtin foncé ») et que je malaxe le tout sur le crâne de mon amie en implorant son pardon pour la non-qualification qui me caractérise, Delphine n'a de cesse de répéter « ben c'est moi qui t'ai confié ma tête, si c'est raté je ne pourrais en vouloir qu'à moi » (c'est beau l'amitié hein) dans une voix chevrotante.
Une demi heure plus tard, après que la mixture se soit gentiment incrustée jusqu'à ses neurones, le verdict retentit...
C'EST UNE PURE REUSSITE !!!!! Non pas que je sois si fière de moi mais quand même, FAUT VOIR LE TALENT !!!!!! ^^

C'est donc toutes guillerettes que nous sortons au crépuscule, moi sur mes chaussures de filles (comprendre 12cm de talons anormalement fins), Delphine sur ses chaussures pop (forcément).
Quand soudain c'est le drame. Delphine avise le tram nous passer pile devant la truffe et me hurle de me dépêcher pour le choper. Moi, sur mes échasses, m'époumone que « j'peux pas couriiiiiiir nooooooon » tandis que elle se précipite en vociférant « siiiiiiiiiii couuuurs j'te tiens la pooooorte ».
Je m'active du mieux que je peux et quand enfin je parviens à son niveau, tremblante et essoufflée, elle se ravise et me chuchote « ah ben nan en fait c'est pas le bon tram, désolée »...
Un bonheur n'arrivant jamais seul, deux gus ont assisté à toute la scène et se bidonnent lâchement sans même essayer de le cacher. DAMNED. Allez retrouver votre dignité après ça...

Nous arrivons finalement à temps pour notre film : « Le premier jour du reste de ta vie ». Un film touchant, drôle, triste, humain, perturbant. Bref du pathos comme on l'aime. Et si j'ai réussi à n'avoir les yeux que humides à force de me mordre violemment la langue, Delphine, elle n'a même pas tenté de résister et a pleuré tout du long...est-ce de notre faute si nous avons des sentiments, NOUS ?!

Nous n'avons alors plus d'autre choix que de nous changer les idées pour nous remettre de cette histoire. C'est sur la place Kléber où nous posons d'abord nos séants pour une séance photos à fort potentiel poilogène que nous nous apercevons subitement que la faim nous ronge. Macdo ? Macdo !
On attend un bon quart de siècle que les potatoes de Delphine arrivent jusqu'à nous, puis nous retournons sur la place pour nous délecter de la malbouffe la plus appréciable du 21ème siècle.
C'est quand un drôle d'énergumène (nous l'appellerons Michou) s'approche de nous en nous faisant une tirade sur la fraternité et la non-gentillesse de notre part de ne pas lui avoir proposé de frites, que déboule Paulo.
Le fameux Paulo. Vous ne pouvez pas comprendre vous, le caractère exceptionnel de MA RENCONTRE AVEC PAULO. Peu importe, vous ne cerneriez pas, et croyez-moi c'est mieux comme ça. ;)
Toujours est-il que nous finissons par nous débarrasser de Michou, et nous pouvons ENFIN aller boire un verre. Un petit détour aux pieds de la cathédrale illuminée de toutes les couleurs, et puis nous nous installons dans mon bar préféré de Strasbourg, qui a revêtu ses parures estivales puisque le sol est recouvert de sable.
Des cocktails bizarres et tequilas corsées plus loin, on est contraints de sortir de là pour cause de fermeture de l'établissement.
Forcément à deux heures du mat' les trams ne sont plus en service, on a plus qu'à marcher.

Allez savoir pourquoi, le réflexion profonde que je fais tout haut, à savoir « il était quand même super triste ce film » nous plonge sans le savoir dans ce qui sera la nuit la PLUS PATHETIQUE DE L'HISTOIRE DES NUITS.
Nous nous lançons dans des débats sans fins (voire même sans débuts) et, affalées sur le canapé, nous parlons, pleurons, rions, râlons et que sais-je encore.
C'est à 6 heures, quand le jour se lève et que nous regardons les gens normaux partir au travail, que nous séchons nos yeux de hamsters congestionnés et allons nous coucher.
D'un ½il extérieur cette interminable conversation peu sembler décousue et inutile mais bon sang je vous le dis, ça fait du bien de dire ce que l'on n'ose pas à quelqu'un qui sait vous écouter.

Mercredi, vous comprendrez qu'on se réveille un peu déphasées, molles et terriblement fatiguées. C'est pourquoi nous passons l'après-midi à faire des tests débiles sur Facebook, tout en chantant le chef d'½uvre qui ne nous a pas lâché une minute en trois jours... « on a beauuuuuu faire des détouuuuurs on y reviendra toujouuuuuuurs ».

Et vient le moment du départ. Je monte dans mon train la mort dans l'âme. Cette parenthèse dans mes vacances m'a fait tellement de bien que je n'avais vraiment pas envie d'en sortir.
Et pourtant comme sept ans plus tôt, toutes les bonnes choses ont une fin.
Nous l'avons fini d'une bien jolie façon, en bouclant la boucle sur fond musical.

L'odyssée continue ma « Belle »...


« Nous regarder grandir est le plus beau spectacle auquel j'ai assisté »... ;)
L'odyssée des deux tarées...

# Posté le vendredi 01 août 2008 07:26

Modifié le jeudi 07 août 2008 14:57

Les gens importants, on les croise toujours deux fois...

Si on ne choisit pas sa famille, on choisit ses amis. Et l'on ne devrait jamais sous-estimer l'importance que l'on donne à une personne dès l'instant où on la considère comme une amie.
Il y a bien longtemps de ça maintenant, douze ans je crois (aïe, gros coup de vieux là), alors que je n'étais qu'une toute toute petite fille agrippée au bras de sa maman dans la cour d'un collège qui m'est encore totalement étranger, je croise son regard.
D'un petit coup de coude, je sens que ma maman me pousse vers elle, m'encourage à lui parler, me murmure « tu vois, elle a l'air gentille non ? ».

C'est à ce moment précis que je rencontre ma meilleure amie.
Pendant cinq ans, nous ne nous lâcherons plus.
De confidences en découvertes et de disputes en fous rires, c'est avec elle que j'ai grandi, que je me suis construite.
Pendant cinq ans, nous nous sommes créées des souvenirs si nombreux qu'une journée entière ne suffirait pas à les résumer.
Et puis finalement, finalement, il nous en a fallu du temps pour grandir chacune de notre côté.
La vie a cette faculté déroutante à éloigner les gens. Sans haine et sans rancune. Juste les années qui passent sans même que l'on s'en aperçoive.

Huit ans et quelques centaines de « je me demande ce qu'elle est devenue » plus tard, je tombe comme par magie sur la photo de mon amie d'enfance sur Internet.
Ce n'est pas juste un vague effet de surprise qui me prend, mais un violent retour en arrière, un flot ininterrompu de souvenirs que ma mémoire avait gardé bien au chaud durant tout ce temps.

Et ce 24 juillet marquera les retrouvailles de Camille et Anne, à la terrasse d'un café Mulhousien.
Je voudrais tellement que vous compreniez ce que je ressens là-maintenant-tout-de-suite, après avoir retrouvé ce petit bout de ma vie, mais pour une fois j'avoue avoir du mal à trouver les mots.
Seul mon sourire au moment où je rédige cet article pourrait peut-être vous éclairer sur ce qui se passe dans ma tête ce soir.

Les gens importants, on les croise toujours deux fois...


Aujourd'hui je sais pourquoi je l'avais choisie, elle.
Aujourd'hui je sais avec certitude que je ne m'étais pas trompée.

A tous les meilleurs amis du monde.

Les gens importants, on les croise toujours deux fois...

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 16:52

Modifié le vendredi 25 juillet 2008 05:55

L'alchimie, elle est là...ou pas...

J'ai passé l'autre nuit à regarder des épisodes de Grey's Anatomy. Cette série si profondément féminine. C'est impressionnant à quel point je me retrouve toujours dans les petits speechs habituels de Meredith (sauf en ce qui concerne le docteur Mamour. Là j'ai juste envie de lui hurler de l'épouser sur le champs. Ca court pas les rues un homme si charmant avec le cheveu si parfait qui en plus, ose dire qu'il est fou amoureux. Mais ceci est un autre débat.). A chaque fois ça me renvoie à moi. Et je pleure. C'est lamentable à 22 ans d'encore pleurer devant des séries américaines pour romantiques frustrées. Toujours est-il que c'est la morale de l'épisode sept (saison quatre, pour ceux que ça intéressent) qui a retenu toute mon attention : l'alchimie entre les gens, elle est là...ou pas.

Voilà. J'ai pris cinq minutes pour me plonger dans mon moi profond (et il n'y a absolument rien de cochon là-dedans, je tiens à le préciser), et il m'est apparu très clairement qu'effectivement, tout est toujours question d'alchimie.
C'est un truc assez curieux l'alchimie. Et ça sert pas à grand-chose. Si ce n'est à tout compliquer. Ce que je veux dire c'est que la vie pourrait être aussi simple que « salut, tu me plais bien toi, on rigole bien, pourquoi on sortirait pas ensemble ? ». On sort ensemble, c'est le bonheur à tous points de vue. Happy end.
Sauf que non, dans la pratique il y a toujours un détail qui coince. J'aime pas son odeur, ses orteils sont tordus ça me dégoûte, il ne sait pas embrasser, j'ai honte de son humour, je m'ennuie au lit, il ne peut pas envisager qu'on puisse aimer Mika plus que Muse, il tremble dès qu'il me touche, etc, etc, etc...
Le problème avec l'alchimie, c'est que tant qu'on a pas essayé, on ne peut pas savoir si elle est là...ou pas. A bien y réfléchir, c'est une perte de temps inouïe.

Et là où sa devient encore plus dur, c'est quand moi je ressens parfaitement l'alchimie, mais qu'elle n'est pas réciproque (allez avouez, ça nous est arrivé à tous!). Non mais c'est vrai, est-ce de ma faute si il s'obstine à ne rien voir ?
Alors je sais bien, si la mayonnaise ne prend pas, faut pas s'acharner et passer sa route. Oui mais, cette impression d'être si vivante quand il vous touche, ce frisson qui vous parcourt de haut en bas quand il vous fait un clin d'½il, cet estomac qui se noue dès que vous entendez sa voix, ces picotements dans chacun des pores de votre peau qui vous suggèrent de lui sauter dessus à chaque instant, tant qu'on assouvit pas ces envies, on ne peut tout bonnement pas passer à autre chose. A quelqu'un d'autre. Et ça nous obsède.
Bien sûr on peut tenter de faire illusion, d'essayer une histoire comme ça, juste pour se rassurer, se prouver qu'on peut continuer sa vie sans lui. Mais ça ne dure jamais longtemps et la moindre petite minute d'inattention vous replonge dans ce besoin vicéral.

C'est ça l'alchimie. Il est à la fois très simple et très compliqué de découvrir si elle est là...ou pas.
                                                                                     L'alchimie, elle est là...ou pas...

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 06:44

Modifié le vendredi 25 juillet 2008 13:56